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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 15:19

Max Frisch (1911 – 1991 Zürich) Montauk, eine Erzählung

Vielleicht weil es zwischen Lynn und ihm nur die englische Sprache gibt, so dass er das eine und andere, was er sonst aussprechen würde, aus Faulheit nicht ausspricht, fällt ihm in ihrer Gegenwart mancherlei ein, was ihm sonst, wenn er’s aussprechen könnte, gar nicht einfällt; es ist ein Unterschied, ob man in einer Fremdsprache oder in der eigenen Sprache schweigt; schweigend in der Fremdsprache verdränge ich weniger, das Gedächtnis wird durchlässiger…

(suhrkamp taschenbuch, 1981, p.108)

 

Max Frisch (1911 – 1991 Zurich) Montauk, un récit

[peut-être ] Comme entre Lynn et lui il n’y a que la langue anglaise, de sorte qu’une chose ou l’autre qu’il prononcerait normalement, par paresse, il ne la prononce pas, peut-être lui viennent à l’esprit diverses choses en sa présence que normalement, s’il pouvait les prononcer, ne lui viendraient pas du tout à son esprit ; c’est une différence si on se tait dans une langue étrangère ou dans sa propre langue ; silencieux en langue étrangère, je refoule moins, la mémoire devient plus perméable…

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 07:32

Maja Haderlap (1961 Eisenkappel/Železna Kapla – Kärnten, lebt in Klagenfurt)

Engel des Vergessens

Ich gehe durch die Schule der Minderheitenfeststellung in Kärnten und begreife die Aussage der Parole, die auf den Plakaten prangt: Wähle Deutsch, wenn Du kein Slowene sein willst! Das Slowenische ist also etwas Unerwünschtes im Land, denke ich und entscheide mich für das öffentlich Geringgeschätzte, weil es in meinen Augen und in den Augen der Menschen, mit denen ich lebe, eine Bedeutung hat und weil ich das erste Mal begreife, was mit dem Wort Zughörigkeit gemeint sein könnte.

(Wallstein Verlag 2012, p. 143)

 

Maja Haderlap (1961 Eisenkappel/Železna Kapla – Carinthie, vit à Klagenfurt)

Ange de l'oubli

Je passe par l'expérience du recensement des minorités en Carinthie et comprends le message du slogan qui éclate sur les affiches: vote Allemand si tu ne veux pas être Slovène! Le Slovène est donc quelque chose d'indésirable dans le pays, je pense, et me décide pour ce qui publiquement est peu considéré, puisqu'à mes yeux et aux yeux des personnes avec lesquelles je vis, cela a une signification et que je réalise pour la première fois, ce qui pourrait être compris par le mot « appartenance ».

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 07:30

Stefan Zweig (1881 Wien – 1942 Petropolis)

Die Welt von GesternErinnerungen eines Europäers. Kapitel 8

Ich weiß von einem Künstler nicht genug, wenn ich nur sein geschaffenes Werk vor mir habe, und ich bekenne mich zu Goethes Wort, daß man die großen Schöpfungen, um sie ganz zu begreifen, nicht nur in ihrer Vollendung gesehen, sondern auch in ihrem Werden belauscht haben muß. Aber auch rein optisch wirkt auf mich eine erste Skizze Beethovens mit ihren wilden, ungeduldigen Strichen, ihrem wüsten Durcheinander begonnener und verworfener Motive, mit der darin auf ein paar Bleistiftstriche komprimierten Schöpfungswut seiner dämonisch überfüllten Natur geradezu physisch erregend, weil der Anblick mich so sehr geistig erregt; ich kann solch ein hieroglyphisches Blatt verzaubert und verliebt anstarren wie andere ein vollendetes Bild. Ein Korrekturblatt Balzacs, wo fast jeder Satz zerrissen, jede Zeile umgeackert, der weiße Rand mit Strichen, Zeichen, Worten schwarz zernagt ist, versinnlicht mir den Ausbruch eines menschlichen Vesuvs...

http://gutenberg.spiegel.de/buch/die-welt-von-gestern-6858/8

Severus Verlag 2014 p.187

 

Stefan Zweig (1881 Vienne – 1942 Petropolis)

Le Monde d'Hier – souvenirs d'un Européen. Chapitre 8

Je ne sais pas assez d'un artiste si je n'ai devant moi que son œuvre créée, et j'avoue être d'accord avec le mot de Goethe que les grandes créations, pour les comprendre totalement, non seulement les voir dans leur achèvement mais aussi les épier dans leur genèse est nécessaire. Mais aussi l'aspect purement optique de la première esquisse de Beethoven avec ses traits sauvages, impatients, son désordre chaotique de motifs commencés et rejetés, la fureur créatrice de sa nature démoniaque, débordante, comprimée dans quelques traits de crayon m'excite franchement physiquement, puisque la vue excite tellement mon esprit ; je peux fixer une telle feuille hiéroglyphique comme enchanté et amoureux, ce que font d'autres avec une image achevée. Une épreuve de Balzac où presque chaque phrase est déchirée, chaque ligne labourée, la marge blanche rongée par des traits, signes, mots noirs, cela me fait ressentir l'éruption d'un Vésuve humain...

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 09:56

Gotthold Ephraim Lessing (1729 Kamenz – 1781 Braunschweig)

Nathan der Weise (1.Aufzug 2. Auftritt)

Nathan:...Begreifst du aber,

Wie viel andächtig schwärmen leichter, als

Gut handeln ist? wie gern der schlaffste Mensch

Andächtig schwärmt, um nur, - ist er zuzeiten

Sich schon der Absicht deutlich nicht bewusst -

Um nur gut handeln nicht zu dürfen?

….....

(Reclam Universal-Bibliothek Nr. 3)

Nathan le Sage (1er acte 2e scène)

Nathan :....Mais comprends-tu

Qu'exprimer généreusement des idées, c'est plus facile que de

Bien agir ? Comme volontiers l'homme le plus inerte

Exprime généreusement des idées seulement – même si à ce moment

Il ne soit pas conscient de son intention -

Seulement pour qu'agir bien il ne soit obligé ?

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 19:30

Stefan Zweig (1881 Wien – 1942 Petropolis)

Die Welt von GesternErinnerungen eines Europäers. Kapitel 8

Ich weiß von einem Künstler nicht genug, wenn ich nur sein geschaffenes Werk vor mir habe, und ich bekenne mich zu Goethes Wort, daß man die großen Schöpfungen, um sie ganz zu begreifen, nicht nur in ihrer Vollendung gesehen, sondern auch in ihrem Werden belauscht haben muß. Aber auch rein optisch wirkt auf mich eine erste Skizze Beethovens mit ihren wilden, ungeduldigen Strichen, ihrem wüsten Durcheinander begonnener und verworfener Motive, mit der darin auf ein paar Bleistiftstriche komprimierten Schöpfungswut seiner dämonisch überfüllten Natur geradezu physisch erregend, weil der Anblick mich so sehr geistig erregt; ich kann solch ein hieroglyphisches Blatt verzaubert und verliebt anstarren wie andere ein vollendetes Bild. Ein Korrekturblatt Balzacs, wo fast jeder Satz zerrissen, jede Zeile umgeackert, der weiße Rand mit Strichen, Zeichen, Worten schwarz zernagt ist, versinnlicht mir den Ausbruch eines menschlichen Vesuvs...

http://gutenberg.spiegel.de/buch/die-welt-von-gestern-6858/8

Severus Verlag 2014 p.187

 

Stefan Zweig (1881 Vienne – 1942 Petropolis)

Le Monde d'Hier – souvenirs d'un Européen. Chapitre 8

Je ne sais pas assez d'un artiste si je n'ai devant moi que son œuvre créée, et j'avoue être d'accord avec le mot de Goethe que les grandes créations, pour les comprendre totalement, non seulement les voir dans leur achèvement mais aussi les épier dans leur genèse est nécessaire. Mais aussi l'aspect purement optique de la première esquisse de Beethoven avec ses traits sauvages, impatients, son désordre chaotique de motifs commencés et rejetés, la fureur créatrice de sa nature démoniaque, débordante, comprimée dans quelques traits de crayon m'excite franchement physiquement, puisque la vue excite tellement mon esprit ; je peux fixer une telle feuille hiéroglyphique comme enchanté et amoureux, ce que font d'autres avec une image achevée. Une épreuve de Balzac où presque chaque phrase est déchirée, chaque ligne labourée, la marge blanche rongée par des traits, signes, mots noirs, cela me fait ressentir l'éruption d'un Vésuve humain...

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 08:37

Nino Haratischwili (1983 Tbilissi, Georgien, lebt in Hamburg)

Das achte Leben (für Brilka)

p.743 (1973, UdSSR unter Breschnjew)

Jeder stahl, jeder klaute.

Der Metzger klaute das beste Fleisch und verkaufte es dann für den dreifachen Preis unterm Tisch. Die Kolchose verschwieg einen Teil der Ernte und verscherbelte ihn anderweitig. Die Krankenschwester nahm Mull und Verbände mit. Der Weinfabrikdirektor bestach die Stellvertreter, um kistenweise Wein aus der eigenen Fabrik zu schmuggeln, um damit wiederum andere, Höherstehende, zu bestechen. Das lange, bis dahin im Geheimen ausgeübte Stehlen war nun an der Tagesordnung, und da es alle taten, musste auch keiner bestraft werden.

Die Miliz sprach Freisprüche aus für Ladendiebstahl und Verkehrsdelikte, kleine Verbrechen wurden unter der Hand geregelt. Die Staatsanwaltschaft verkaufte Freisprüche für Vergewaltigungen und Morde.Der Lehrer oder der Professor gab gute Noten für Sahnetorten, französische Parfüms und besondere Pralinen...

(Frankfurter Verlagsanstalt 2014)

Nino Haratischwili (1983 Tbilissi, Géorgie, vit à Hambourg)

La hutième vie (pour Brilka)

p.743 (1973, URSS sous Brejnew)

Tout le monde volait, tout le monde chipait.

Le boucher chipait la meilleure viande et la vendait après au triple de son prix, sous la table. Le kolkhoze taisait une partie de la récolte et la bradait ailleurs. L'infirmière emmenait du coton et des pansements. Le directeur de l'usine de vin soudoyait ses adjoints pour sortir illégalement des caisses de vin entières de sa propre usine afin de soudoyer à leur tour d'autres personnes, plus haut placées. Voler, jusque là effectué en catimini, était maintenant à l'ordre du jour et, comme tout le monde le faisait, il ne fallait punir personne.

La milice accordait des acquittements pour vol à l'étalage et des délits routiers, des petits délits étaient réglés en interne. Les procureurs vendaient des acquittements pour des viols et des assassinats. L'instituteur ou le professeur donnaient des bonnes notes contre des gâteaux à la crème, des parfums français et des chocolats particuliers.

(Frankfurter Verlagsanstalt 2014)

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 06:53

Franz Emanuel August Geibel (1815-1884 Lübeck)

Der Mai ist gekommen...

Der Mai ist gekommen, die Bäume schlagen aus,
Da bleibe, wer Lust hat, mit Sorgen zu Haus!
Wie die Wolken wandern am himmlischen Zelt,
So steht auch mir der Sinn in die weite, weite Welt.

Herr Vater, Frau Mutter, daß Gott euch behüt!
Wer weiß, wo in der Ferne mein Glück mir noch blüht!
Es gibt so manche Straße, da nimmer ich marschiert,
Es gibt so manchen Wein, den ich nimmer noch probiert.

Frisch auf drum, frisch auf im hellen Sonnenstrahl
Wohl über die Berge, wohl durch das tiefe Tal!

......
Aus der Sammlung Die beiden Engel

http://gedichte.xbib.de/Geibel_gedicht_Der+Mai+ist+gekommen....htm

Mai est arrivé...

Mai est arrivé, les arbres bourgeonnent,

Que reste celui qui en a envie avec ses soucis à la maison !

Comme les nuages se promènent sur le chapiteau céleste,

Ainsi aussi mon intention est vers le vaste, vaste monde.

Monsieur mon père, Madame ma mère, que Dieu vous garde !

Qui sait où dans le lointain mon bonheur fleurit !

Il y a tant de routes où je n'ai jamais marché,

Il y a tant de vins que je n'ai jamais goûtés.

Alors avec entrain dans le rayon clair du soleil

Bien par-dessus les montagnes, bien à travers la vallée profonde !

.....

De la collection "les deux anges"

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 13:26

Wilhelm Lindemann (1882-1941 Berlin)

Trink, trink, Brüderlein trink,
Laß doch die Sorgen zu Haus!
Trink, trink, Brüderlein trink,
Zieh doch die Stirn nicht so kraus,
Meide den Kummer und meide den Schmerz,
Dann ist das Leben ein Scherz!
Das Lieben, das Trinken, das Singen

Schafft Freude und fröhlichen Mut...

Bois, bois frérot, bois,

Laisse donc les soucis à la maison !

Bois, bois frérot, bois,

Ne fronce donc pas tellement ton front,

Evite le chagrin et évite la douleur,

Alors la vie est une plaisanterie !

Aimer, boire, chanter

créent de la joie et du courage gai...

pour écouter : https://www.youtube.com/watch?v=UAbskL4vPYA
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:55

Otto Julius Bierbaum 1865 (Grünberg)- 1910(Dresden)

Christoph, Ruprecht, Nikolaus
Ich kenn drei gute, deutsche Geselln
Mit großen Händen und Beinen schnelln;
Mit dicken Säcken auf breiten Buckeln
Stampfen sie eilig durchs Land mit Gehuckel;
Haben Eis im Bart
Und grimmige Art,
Aber Augen gar milde;
Führn Äpfel und Nüsse und Kuchen im Schilde

Und schleppen und schleppen im Huckepack
Himmeltausendschöne Sachen im Sack.
All drei sind früher Heiden gewesen.
Der erste heißt Christoph: Auserlesen
Hat er in einer eisgrimmigen Nacht
Das Christkind über Wildwasser gebracht.
Ruprecht der zweite ist genannt:
Der fuhr voreinsten übers Land
Tief nächten in Gespenstergraus
Als Heidengott. Den Nikolaus,
Als wie der dritte ist geheißen,
Tät man als einen Bischof preisen.

.....

http://www.nikolaus-weihnachten.de/weihnachtsgedichte/christoph-ruprecht-nikolaus.htm

Otto Julius Bierbaum 1865 (Grünberg)- 1910(Dresde)

Christophe, Ruprecht (Fouettard), Nicolas

Je connais trois bons gaillards allemands

Avec de grandes mains et des jambes rapides ;

Avec des gros sacs sur leur large dos

Ils traversent vivement à pas lourds le terrain difficile ;

Ont de la glace dans la barbe

Et des manières féroces,

Mais des regards bien doux ;

Leur intention est d'apporter des pommes et des noix et des gâteaux

Et ont chargé lourdement sur leur dos

des milliers de choses belles comme le ciel dans le sac.

Tous les trois étaient jadis des païens.

Le premier s'appelle Christophe : élu

Il a dans une nuit cruelle et gelée

Fait traverser à l'enfant Jésus l'eau sauvage.

Ruprecht comme est appelé le deuxième :

Il parcourait autrefois le pays

En nuit profonde comme un fantôme effroyable

Un dieu païen. Alors que Nicolas,

C'est ainsi qu'on appelle le troisième,

Est célébré comme évêque.

....

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:29

Johann Nestroy (1801 Wien – 1862 Graz)

Es gibt nix Romantischeres als eine ungebildete Geliebte. Wenn der Urwald der Unwissenheit noch durch keine Axt der Kultur gelichtet, die Prärie der Geistesflachheit noch durch keine Ansiedlung von Wissenschaft unterbrochen ist, wenn auf den starren Felsen der Albernheit die Gedanken wie Steinböck' herumhupfen und das Ganze von keiner augenblendenden Aufklärungssonne bestrahlt, sondern nur von dem Mondlicht der Liebe ein wenig bemagischt wird....

(Aus dem Stück "Heimliches"; "Nestroy für Boshafte", insel taschenbuch 3310, 2007)

Johann Nestroy (1801 Vienne – 1862 Graz)

Il n'y a rien de plus romantique qu'une bien-aimée inculte. Lorsque la forêt vierge de l'ignorance n'a pas encore été éclaircie par la hache de la culture, la prairie de la platitude d'esprit pas encore interrompue par quelqu'implantation de science, lorsque sur les rochers rigides de la niaiserie les pensées sautillent comme des capricornes et le tout n'est irradié d'aucun soleil rationnel aveuglant, mais que seulement la lumière lunaire d'amour fait des petits tours de magie...

(extrait de la pièce "Quelque chose de clandestin" ; "Nestroy pour malicieux", insel taschenbuch 3310, 2007)

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